Discours signature du contrat de ville intercommunal

Monsieur le Préfet,

Madame la présidente de Sud de seine,

Madame le maire de  Malakoff

Monsieur le maire de Clamart,

Mesdames et messieurs les bailleurs,

Mesdames, messieurs,

 

Je représente aujourd’hui la ville de Fontenay aux Roses pour la signature du contrat de ville porté par l’intercommunalité, nous donnant ainsi l’occasion de vivre une situation paradoxale, comme notre administration a souvent le secret, puisque ni Clamart, ni Fontenay aux Roses ne sont plus en « contrat de ville », mais sont en « contrat de veille » ; ce qui n’est pas du tout la même chose étant donné que l’un est dans la politique de la ville et l’autre dans le droit commun.

Nous ne pouvons donc ni nous réjouir, ni nous féliciter du contrat que, pour ma part, je signe aujourd’hui,  puisqu’ il scelle en quelque sorte la fin de la politique de la ville à Fontenay aux roses.

En sortant du zonage des villes prioritaires, Fontenay a perdu, je rappelle  253 900 euros de financement de l’Etat  (CUCS + PRE) ainsi que les financements du conseil départemental qui y était associés, soit 283 801 euro. Sur une enveloppe politique de la ville de 537 701 euros en 2014, le contrat de veille que je m’apprête à signer ici se réduit donc  à 83 700 euro. Vous comprendrez bien que je n’ai pas vraiment de quoi me réjouir.

Je souligne aussi que dès l’année prochaine, les bailleurs ne bénéficieront plus de l’exonération de la taxe foncière sur les propriétés bâties alors que ce dispositif permettait de bénéficier de contreparties d’actions sur le mieux vivre ensemble et l’amélioration du cadre de vie des quartiers autrefois prioritaires.

Nous avons dû aussi supprimer les 3 postes d’adultes relais. Nous commençons à en ressentir les effets dans les quartiers où visiblement il manque un maillon d’écoute et d’orientation d’une population fragile souvent en situation de précarité sociale et familiale.

Nous fragilisons aussi les acteurs du territoire notamment dans le domaine social et culturel qui intervenaient dans le quartier des Blagis au titre des zones sensibles comme le théâtre, la médiathèque et des associations la ludothèque, Le manège aux jouets, le Plus petit cirque du monde…

Parallèlement, la Ville a perdu toute possibilité de mobiliser les crédits de l’Etat au titre de l’ANRU, alors que nous avons deux projets de rénovation urbaine, l’un sur l’ilot Scarron avec Toit et Joie et un projet très ambitieux avec Hauts de seine habitat sur les Blagis qui s’inscrit sur les 15 prochaines années.

Nous aurons donc un véritable besoin d’accompagnement du projet urbain auprès des habitants.

Pour les Blagis une  aide à maitrise d’ouvrage sur la concertation, la redéfinition d’un projet social pour l’équipement socioculturel de quartier en 2017 intégrant cette dimension est nécessaire.

La création d’un nouveau service public sur Scarron et l’assise de l’équipement socioculturel sur les Blagis « Maison de quartier » est aussi inscrite dans nos objectifs de ce contrat,

De même, entre dans cette perspective, une Gestion Urbaine de Proximité, dont j’ai souhaité que le périmètre d’intervention soit étendu à toute la ville, et pour laquelle je solliciterai, dès le 1er trimestre prochain, certains des partenaires ici présent pour signer la convention.

Le développement urbain demeure malgré tout un des piliers de ce contrat de veille aux cotés du soutien aux actions sociales et d’accès aux droits pour améliorer le mieux vivre ensemble ainsi que le soutien aux actions de développement économique et d’accès à l’emploi.

Nous ne pouvons donc que déplorer que notre partenariat avec l’Etat par l’intermédiaire de ce contrat de veille se réduise à peau de chagrin au moment où justement nous  avons pour ambition d’améliorer en profondeur le cadre de vie de nos quartiers en difficultés ;

Nous déplorons ce désengagement au moment où la radicalisation des jeunes, la violence dans les écoles sont des phénomènes nouveaux auxquels nous devons faire face sans soutien, ni aide ; 

Enfin, nous  déplorons que les statistiques élaborées dans les bureaux des ministères sur des bases très contestables se substituent au désarroi que connaissent nos populations les plus fragiles.

Pour finir sur une note plus agréable, je tiens à remercier la CAF par l’intermédiaire de sa directrice générale madame Caroline Gugenhiem avec qui nous repartons sur de nouvelles bases de contractualisation. Et j’ai bon espoir que nous pourrons dans l’avenir déployer de nouveaux moyens pour les familles et la maison de quartier, désormais centre social  des Blagis.

Merci.