Contestation du projet Soubise : De quoi parle-t-on ?

Les données du problème :

Dans quelques semaines, l’inauguration de la nouvelle maison de la musique et de la danse dans le château Laboissière libérera les locaux de l’actuel conservatoire de musique rue du Docteur Soubise, posant la question du devenir du bâtiment.

Un bâtiment vétuste pour lequel la ville n’a pas d’utilité immédiate. Dont l’état nécessite une rénovation de plus d’un million d’Euros. Le souhait partagé par les riverains de ne pas laisser à cet endroit la possibilité ultérieure d’un immeuble significatif et un besoin de salle communale polyvalente non complétement couvert dans notre ville sont les principaux éléments à prendre en compte.

La solution d’un hôtel d’entreprise nous est apparu comme un compromis gagnant. D’abord il amène deux nouvelles entreprises d’ingéniérie informatique, activité non créatrice de nuisance et 15 emplois nouveaux sur la ville. Il correspond au projet suggéré par l’association du conservatoire soubise lors de nos différents échanges, laissant supposer initialement un consensus possible sur le fond…

La vente d’une partie du bâtiment est d’abord une condition d’attractivité : des bureaux à louer il y en a des milliers dans le 92. L’idée de garder un plateau central dans le bâtiment principal nous permet d’avoir autant de garantie sur le devenir ultérieur du bâtiment que si nous gardions la totalité, car la centralité du plateau inférieur fait qu’aucun projet de construction ne pourrait être envisagé sans que la ville ne vende préalablement cette surface centrale. Notre équipe ayant décidé de garder une priorité de rachat en cas de vente ultérieure…(tout en gardant le droit de préemption au prix des domaines si le prix était trop cher), bref ceinture et bretelles…

La vente partielle permet de financer l’installation d’un nouvel équipement et de laisser la rénovation du bâtiment à la charge de l’acquéreur. Le prix proposé est nettement supérieur à l’évaluation des domaines. Dans le cas contraire 1 million d’euros à débourser pour la remise en état c’est : 1/3 des investissements voierie sur 6 ans, la rénovation du gymnase du Parc ou deux fois la rénovation de notre cimetière…

Une salle publique nouvelle, avec accès direct sur la rue Jean Moulin et un traitement qualitatif des abords correspond à un besoin mal couvert aujourd’hui dans notre ville.

L’hostilité de quelques personnes, dont le plus véhément dirige l’association dite du conservatoire Soubise a été de ce fait une surprise…

Mais à y regarder de plus près de quoi parle-t-on ?

D’une association « de quartier » dont les principaux dirigeants animent un blog d’opposition virulent contre l’équipe municipale actuelle… Les mêmes étaient membres du comité de soutien de Pascal Buchet lors des dernières élections municipales, qui avait pourtant annoncé son intention de vendre la totalité du bâtiment Soubise…

De personnes qui justifient de garder ces locaux pour les « nouveaux arrivants « prévus par la municipalité mais qui dans toutes les réunions PLU ou CEMUA ont clairement manifesté leur hostilité à toute nouvelle construction dans Fontenay et contestent la nécessité de regagner les 4000 habitants perdus depuis 15 ans…

De personnes qui attaquent directement le maire sur son « absence de concertation » mais qui citent les échanges de la dernière entrevue avec lui dans son bureau il y a quelques mois sur le sujet …

De défenseurs du quartier qui font pétition sur le net et récoltent outre les habituels soutiens ou colistiers de Pascal Buchet une majorité de signataires qui n’habitent pas le quartier… sur la base d’une présentation tronquée et manipulatrice, qui joue sur la peur, comme c’est le cas pour la rénovation des Blagis ou la réfection de la place de l’église…

Je reçois volontiers ou répond à toute invitation de personnes du quartier qui souhaiteraient débattre sur le fond de ce projet, et ne pas participer à cette mascarade qui n’est qu’une manipulation politique d’un sujet pourtant par nature peu politisé, comme en témoigne la proximité des positions de la ville lors de deux mandatures successives de bord différent.

 

Laurent Vastel