Edito du maire, Laurent Vastel – Octobre 2016

La sécurité s’insinue peu à peu dans nos préoccupations quotidiennes.

Après les célébrations et les hommages aux victimes, c’est au quotidien qu’il nous faut trouver un juste équilibre entre souci légitime de protection et dérive sécuritaire excessive. L’annulation de nombreuses manifestations sportives ou festives ce dernier mois, dont la course des 5 kms de la prothèse de Fontenay-aux-Roses, ou le maintien d’autres événements plus faciles à sécuriser témoignent de cette préoccupation quotidienne dans la ville.

J’ai convoqué le 22 septembre dernier une réunion de synthèse sur la sécurité dans nos écoles en présence des représentants des parents d’élèves, des directeurs, de la Police nationale et de la Police municipale, avec le soutien de l’Inspection Académique. Un exercice d’alerte sera mené début octobre dans nos écoles, des mesures concernant les entrées et les sorties, le filtrage des entrées ou la protection des abords sont nécessaires. Ces mesures seront prises rapidement, comme sera rédigée une fiche pour tous les parents, donnant les informations nécessaires et aussi quelques éléments de langage pour en parler avec nos enfants. J’ai également souhaité accélérer le câblage de toutes les salles de classe de la ville, afin, en plus des avantages pédagogiques indéniables, de parfaire le niveau de sécurité grâce à ce dispositif qui permet l’interactivité de chaque classe. 

Nous renforçons la Police municipale, installons des caméras et affectons du personnel en chasuble à la surveillance des entrées et sorties d’école. Nous réfléchissons ce mois-ci à la pérennisation des dispositifs extérieurs de protection ou aux modalités de sécurité des salles de réunion.

Tout cela est important, moins toutefois que notre vigilance au quotidien afin de signaler au 17 tout événement inquiétant ou suspect.

Cette période nous impose aussi solidarité et partage qui se doivent de dépasser les clivages partisans, sans catastrophisme malsain, sans ragots mensongers ou rumeurs anxiogènes. C’est une question de dignité et d’honneur républicain.

Laurent Vastel