Pourquoi je suis centriste et pas équilibriste.

Le centre n’est pas au milieu !

Etre centriste ne se définit pas par le fait d’être « entre » le Parti Socialiste et les Républicains, accréditant ainsi l’idée d’un mouvement qui pourrait être tantôt de Droite tantôt de Gauche. Notre mouvement est fondé sur des valeurs et des convictions et non par ce qu’il « n’est pas ». Sa géométrie et ses propositions ne varient pas en fonction de considérations d’intérêt politique ou électoraliste.

Etre centriste en France c’est être viscéralement attaché à :

L’humanisme. Nous croyons en l’Homme et en la valeur unique et sacrée de chaque individu, quelles que soient ses origines, sa couleur de peau ou, sa culture, et au respect qui en découle pour toute personne vivant sur le sol Français.

La tolérance pour les choix et les aspirations de chacun en matière d’opinions politiques, de religion ou d’orientations sexuelles. Tolérance et respect mutuel qui sont les clés de voute du pacte républicain.

La Laïcité, votée et imposée par le parti radical il y a un peu plus d’un siècle, indissociable de l’identité centriste et de la démocratie au quotidien.

La liberté d’entreprendre, l’innovation dans le cadre d’une économie de marché seule à même de produire les richesses dont nos compatriotes ont besoin dans un système de type libéral et régulé.

La responsabilité de chacun face à ses actes et ses choix, dans ses fonctions et dans sa vie personnelle, refusant la déresponsabilisation générale qui est la négation du libre arbitre de chaque individu.

L’égalité des chances, base de l’idéal républicain qui ne peut s’incarner sans un système éducatif performant et non discriminant, valorisant l’obtention de diplômes indispensables à l’ascension sociale par l’école républicaine.

La fraternité et la solidarité qui exige un système géré par la collectivité pour porter assistance à ceux qui sont dans la difficulté ou la maladie, sans gaspillage inutile ni assistanat dévalorisant.

La nécessité d’une action publique efficace, appuyée sur une fonction publique performante et respectant les principes de proximité et de décentralisation, notamment l’échelon communal plébiscité par nos concitoyens.

L’Europe, qui est gage de paix et de sécurité des peuples, est une nécessité vitale pour notre pays, qui ne doit être ni remise en cause, ni galvaudée par une extension anarchique, ni réduit à un simple espace technocratique et commercial.

Notre pays qui a tant contribué à l’émergence et la diffusion des valeurs fondamentales du respect des droits naturels de l’Homme, de la Démocratie et de l’Humanisme, nous ne nous reconnaissons pas dans le repentance culpabilisante, avilissante et systématique qui prévaut aujourd’hui.

Pour ces raisons je suis centriste et je considère que notre famille a une identité politique qui n’est pas soluble au gré des fluctuations politiques. Cette identité a cruellement manqué au cours du débat des primaires. Pour ces mêmes raisons, face à un Parti socialiste étatique, centralisateur et dogmatique, égalitariste et liberticide, misérabiliste et culpabilisant, antagoniste à l’innovation et l’entreprenariat, je ne peux imaginer que des centristes soient compatibles un instant, avec les positions ou les projets défendus par les partis de gauche et le PS en particulier.

Laurent Vastel

Conseiller départemental des Hauts-de-Seine.

Vice-président du groupe de la majorité départemental.

Maire de Fontenay-aux-Roses.