Catégorie: ACTUALITÉS

Edito du maire, Laurent Vastel – Décembre 2016

Joyeuses fêtes de fin d'année.

Dans ce double numéro du Fontenay Mag, vous découvrirez les différentes animations que la Ville va mettre en place pour cette fin d’année. Vous verrez que le choix y est grand et de qualité et que tous les Fontenaisiens peuvent y trouver chaleur, convivialité et amusement.

La période de Noël qui arrive est celle de l’émerveillement des plus petits et de la joie de se retrouver les uns avec les autres. Les activités proposées ont été conçues dans cette optique car il est important de préserver, après une année plus que difficile, la magie de cette période et faire de ce moment un temps festif, de partage et de dynamisme pour notre ville.

Dynamisme que notre ville avait perdu et que depuis deux ans nous travaillons à reconstruire. Cela passe évidemment par les manifestations culturelles, sportives, associatives qui vous sont proposées tout au long de l’année, mais cela va bien au-delà. L’aménagement de la place de l’Église qui sera inaugurée le 7 janvier prochain en est un exemple. Cette revitalisation passe par l’embellissement de notre espace urbain.

Le dynamisme, c’est aussi encourager les projets qui favorisent le développement de notre ville tout en protégeant le charme de Fontenay-aux-Roses. Il ne se fera pas au détriment des Fontenaisiens et du cadre de vie privilégié que nous avons la chance d’avoir.

Pour cette raison, la Ville a signé un partenariat avec le bailleur Hauts-de-Seine Habitat qui permet l’accompagnement au plus près des besoins des habitants et des opérations de rénovation urbaine comme celle du quartier des Blagis par exemple.

Enfin, sera signé prochainement le Contrat d’Intérêt National pour coordonner et formaliser les engagements pris par l’État et la Ville pour la transformation du site du Panorama en un campus d’excellence axé sur la recherche et l’innovation.

Manifestations pour les Fontenaisiens, embellissement de l’espace public, projets de rénovation urbaine, partenariat de développement économique, les projets de redynamisation de notre ville sont en marche et se poursuivront en 2017.

En cette période, je souhaite à l’ensemble des Fontenaisiens de très joyeuses fêtes de fin d’année !

À bientôt dans Fontenay-aux-Roses,

Edito du maire, Laurent Vastel – Novembre 2016

L'Ecole Française des Femmes

Elles ont tous les âges, elles viennent de tous les pays du monde : Ukraine, Pologne, Tunisie, Sri Lanka, Chili, Iran, Arménie, Cameroun… Elles aiment la France et louent nos valeurs. Elles ont en commun d’avoir un passé ailleurs, passé qui les a poussées à quitter leur pays. Elles viennent dans cette école pour parfaire leur français, s’intégrer. Ici règne du courage, de la solidarité, de la fraternité. Elles ont fait acte de liberté et d’émancipation, sont égales dans l’épreuve.

Ce lieu est exemplaire, il met à l’honneur les valeurs de notre pays : Liberté, Égalité et Fraternité. Cet endroit qui change positivement le regard sur l’immigration, tant l’énergie qui y règne balaye les doutes qui rongent parfois notre pays. Ces femmes font du bien à la France. Un grand merci à l’Institut des Hauts-de-Seine et au Département pour l’ouverture de cette antenne de l’École Française des Femmes à Fontenay-aux-Roses.

Et parce que nous défendons les valeurs républicaines, je salue l’initiative de l’Éducation nationale qui, pour la première fois, organisait une cérémonie de remise de diplômes de brevets des collèges. Une occasion de remarquer les élèves les plus méritants, car le mérite est une valeur fondamentale de notre république aussi.

Réjouissons-nous de la rénovation à venir du gymnase des Ormeaux et de la construction d’un nouveau préau par le Département. Je m’étais engagé à défendre les intérêts de notre ville en tant que Conseiller départemental, je suis heureux que ce projet puisse aboutir pour la qualité de vie de nos collégiens.

À bientôt dans Fontenay-aux-Roses.

Laurent Vastel.

 

Fontenay-aux-Roses, ville pilote pour e-juvenior

E-juvenior est une plateforme regroupant un agenda en ligne, des conseils sur l’alimentation, des exercices physiques, des idées de lecture et de voyages, mais aussi d'autres fonctionnalités. Ce dispositif inédit va être testé pendant cinq ans auprès de six cents personnes âgées de plus de soixante-quinze ans de Fontenay-aux-Roses mais aussi de Châtenay-Malabry qui est l'autre ville pilote dans notre Département. 

Lors de la présentation du projet, j'expliquais que ce projet est très innovant puisque nous sommes à un carrefour entre le problème médical et un problème de santé publique. Il y a eu aussi une véritable adhésion des seniors de Fontenay. 

L'expérimentation de ce projet aussi bien à Fontanay-aux-Roses qu'à Châtenay-Malabry, nous permettra de collecter des données précieuses avec notamment des questionnaires de fragilité.

 

Pour tout savoir du projet, je vous invite à consulter le site du Conseil départemental des Hauts-de-Seine qui revient sur la présentation du projet e-juvenior :

http://e-juvenior : un nouveau dispositif pour les personnes âgées

Edito du maire, Laurent Vastel – Octobre 2016

La sécurité s’insinue peu à peu dans nos préoccupations quotidiennes.

Après les célébrations et les hommages aux victimes, c’est au quotidien qu’il nous faut trouver un juste équilibre entre souci légitime de protection et dérive sécuritaire excessive. L’annulation de nombreuses manifestations sportives ou festives ce dernier mois, dont la course des 5 kms de la prothèse de Fontenay-aux-Roses, ou le maintien d’autres événements plus faciles à sécuriser témoignent de cette préoccupation quotidienne dans la ville.

J’ai convoqué le 22 septembre dernier une réunion de synthèse sur la sécurité dans nos écoles en présence des représentants des parents d’élèves, des directeurs, de la Police nationale et de la Police municipale, avec le soutien de l’Inspection Académique. Un exercice d’alerte sera mené début octobre dans nos écoles, des mesures concernant les entrées et les sorties, le filtrage des entrées ou la protection des abords sont nécessaires. Ces mesures seront prises rapidement, comme sera rédigée une fiche pour tous les parents, donnant les informations nécessaires et aussi quelques éléments de langage pour en parler avec nos enfants. J’ai également souhaité accélérer le câblage de toutes les salles de classe de la ville, afin, en plus des avantages pédagogiques indéniables, de parfaire le niveau de sécurité grâce à ce dispositif qui permet l’interactivité de chaque classe. 

Nous renforçons la Police municipale, installons des caméras et affectons du personnel en chasuble à la surveillance des entrées et sorties d’école. Nous réfléchissons ce mois-ci à la pérennisation des dispositifs extérieurs de protection ou aux modalités de sécurité des salles de réunion.

Tout cela est important, moins toutefois que notre vigilance au quotidien afin de signaler au 17 tout événement inquiétant ou suspect.

Cette période nous impose aussi solidarité et partage qui se doivent de dépasser les clivages partisans, sans catastrophisme malsain, sans ragots mensongers ou rumeurs anxiogènes. C’est une question de dignité et d’honneur républicain.

Laurent Vastel

Quelle attitude face au JIHAD, contribution personnelle de Laurent VASTEL au nécessaire débat citoyen.

Dire que nous sommes affligés après le massacre de Nice est vrai mais surtout très insuffisant. Nous sommes révoltés et en colère, et le massacre de Saint Etienne du Rouvray vient confirmer l’intensification des actes de barbarie dans notre pays et grossir encore notre ressentiment. Au-delà de la légitime compassion due aux victimes et à leurs familles, l’heure n’est ni à la résignation suicidaire ni aux réactions inadaptées. Il est temps de faire la part des choses et de nous positionner avec clarté sur la marche à suivre, notre pays doit affronter cette épreuve avec dignité et détermination. Qu’est-il en train de se passer en France ? Quelle doit être notre attitude ? Quels moyens devons-nous mobiliser en toute urgence ?

Notre pays vit aujourd’hui une situation de tension et de peur profondes qui présente des analogies troublantes avec la décennie qui a précédé la seconde guerre mondiale. Discrédit du politique, scandales financiers ou personnels complaisamment étalés à la couverture des magazines, faiblesse du politique font notre quotidien. Dans ce contexte, notre société fait semblant de ne pas voir la montée du fascisme qui renait. Partagée entre culpabilité post coloniale (si bien dénoncée par Pascal Bruckner) chère à une génération d’intellectuels de gauche embourgeoisés à laquelle appartiennent aussi la majorité des hommes de médias et désinvestissement collectif en lien avec un désir de déresponsabilisation individuelle, notre pays semble paralysé par ce phénomène pourtant récurrent dans l’histoire.

Cette montée fasciste n’est pas à confondre avec le repli identitaire et nationaliste incarné par le front national, qui tente plutôt actuellement de se démarquer des fondamentaux de l’extrême droite, dans l’espoir de devenir une alternative gouvernementale crédible. Le fascisme qui monte aujourd’hui dans notre pays est un fascisme religieux, ou du moins qui se sert de l’alibi religieux. Les guerres de religion sont complexes mais parler ici de guerre de religion n’est pas crédible lorsque les soldats ont aussi peu de culture religieuse…. L’islamisme radical a un objectif politique, et non exclusivement religieux, qui est un changement radical de l’ordre social établi, la remise en cause du système démocratique, égalitaire, des valeurs qui le fondent, à savoir en premier lieu la fraternité et la liberté, pour nous imposer des préceptes religieux, à nous, la France et au monde libre, et ses buts sont de nature révolutionnaire. Il est par conséquent à n’en pas douter d’inspiration, de nature fasciste.

Il est aussi d’essence, de forme fasciste car les moyens qu’il utilise sont la terreur collective et la violence individuelle, matérialisées et sacralisées par le sacrifice que sont prêts à faire d’eux même les terroristes lors de leurs attentats suicides.

Notre système policier et judiciaire est fortement démuni face à des individus prêts à se sacrifier à une cause. Dans une société où a prospéré depuis 40 ans le culte de l’individualisme et de l’épanouissement personnel, voir cette violence charnelle et suicidaire perpétrée au nom d’un idéal collectif et métaphysique est très déstabilisant pour tous les acteurs. La difficulté d’identification de cet ennemi d’un genre nouveau tranche avec la détermination absolue affichée dans ces séquences meurtrières.

Le fait que les médias, qui incarnent la liberté d’expression de nos pays démocratiques soient de fait partie intégrante du mécanisme de terreur en diffusant en boucle les images ultraviolentes est également une situation nouvelle et édifiante. Ne pas diffuser cette information serait une autre victoire pour les terroristes.

Certains s’étonnent de la rapidité de la radicalisation de certains auteurs de ces crimes, pointent du doigt leur faible culture religieuse préexistante pour des candidats au martyr. Ces terroristes sont en général des petites frappes, en situation d’échec personnel voire d’isolement social, souvent bien peu pratiquant avant leur dérive. La perspective d’entrée dans une fraternité nouvelle, de la participation à une œuvre transcendante, le sentiment puissant de rédemption par le sacrifice et d’entrée dans une communauté élue suffisent à expliquer ces parcours. Ici encore, l’analogie avec les années 30 et la montée du fascisme est frappante. Figurer sur la plus haute marche d’un nouvel ordre moral et social, fut ce au sacrifice de sa propre vie peut faire basculer de nombreux individus fragiles en situation d’échec. Les mécanismes qui incitent certains individus à entrer dans une fraternité nouvelle ont été décrits avec une grande acuité par Raymond Aron lorsqu’il décrit les grèves estudiantines de mai 1968. La fraternité et la solidarité nouvelles fondées sur la transgression des interdits sociaux, la rupture de l’isolement individuel qui caractérisait leur situation ont poussé les étudiants de 68 jusqu’à un affrontement violent et destructeur, pour ne pas perdre ce lien puissant et nouveau, alors même que les initiateurs avaient été rapidement débordés par l’évolution insurrectionnelle du mouvement. C’est une situation également observée dans les dérives sectaires où la faiblesse et la fragilité de l’individu sont instrumentalisées au service d’intérêts individuels ou de la promesse de rédemptions collectives. On mesure dans ces cas également le caractère absolu de l’engagement des individus qui basculent, comme leur capacité à envisager leur propre fin au service de la cause.

On aimerait exporter le problème et imaginer commodément l’Irak et la Syrie comme des lieux où se transforment des individus au départ proches de la normale. Mais s’ils sont parties prenantes de parcours initiatiques, ces pays ne peuvent être suspectés, dans le chaos qui y règne, d’être le théâtre de la formation et de la transformation de milliers d’individus fragiles. Que ces individus partent, ou restent et se radicalisent sur notre sol, c’est bien dans un contexte franco-français que se joue l’essentiel de la bascule vers l’horreur. La plupart des candidats au jihad ont grandi en France et ont fréquenté l’école de la république. Et si ces évolutions sont possibles, cela ne se peut que grâce à la bienveillance d’une petite partie de la communauté musulmane. Toutefois, il faut que les choses soient dites clairement : les musulmans de France ne peuvent rester immobiles et étrangers à ce qui se passe dans notre pays aujourd’hui. Ne pas le dire serait une injure à l’immense majorité de nos concitoyens musulmans qui souffrent de cette situation comme ils souffrent dans leur chair à l’occasion de chaque attentat qui ne choisit pas ses victimes.

Cette guerre, puisque c’est ainsi qu’il faut bien l’appeler, ne peut se gagner que tous ensemble et nécessite de désigner clairement l’ennemi commun.

L’ennemi est un fascisme religieux international, qui souhaite la destruction des pays du monde libre, et qui a ses racines aussi dans nos pays, dans nos salles de prière ou nos mosquées, même s’il est instrumentalisé, via internet souvent, par des entités extérieures. Et la bascule à l’échelon individuel n’est possible que parce que les candidats au Jihad voient dans le regard de ceux qui jusqu’alors les méprisaient, l’admiration ou la peur. C’est ce qui leur procure le sentiment de puissance et de supériorité indispensable à la conception de leur projet destructeur.

Que devons-nous faire ?

Afficher clairement notre volonté politique de détruire l’ennemi quel qu’il soit et où qu’il soit, y compris dans nos propres rangs, et en nous dotant des moyens nécessaires à la réussite de l’entreprise.

Cela nécessite :

–De renforcer considérablement les moyens d’enquête et de contrôle, notamment des lieux sensibles. Les capacités d’enquête ne peuvent être renforcées que dans le cadre de procédures en rapport avec un état de guerre, ce qui nécessite un « patriot act » à la française, permettant l’adaptation temporaire de notre droit. Cela allant de fait avec un renforcement des moyens tant de police que des services déconcentrés de l’état. Il n’est pas acceptable que des lieux identifiés comme sensibles par les RG depuis plus de deux ans ne fassent jamais l’objet d’une enquête approfondie avec les moyens nécessaires.

— De réformer les conditions de la pratique religieuse dans un pays laïc, imposant un label d’état pour tous les officiants qu’ils soient catholiques, protestants ou musulmans, impliquant le respect des principes fondamentaux de la laïcité et des valeurs de la république. Cela implique d’ailleurs que le programme des écoles fasse une place importante à l’enseignement et à l’apologie de ces valeurs.  Que l’ensemble des officiants de chaque religion majeure s’accordent sur les interprétations fondamentales des textes sacrés qui les concernent permettant une uniformisation de la pratique sur notre sol.

— De se doter des outils de défense passive nécessaires pour faire face aux besoins nouveaux issus de la situation actuelle. On a parlé de réserve nationale, pourquoi pas, des structures de ce type ont existé et j’ai pour ma part dans le cadre de la réserve commandé un détachement de défense passive. Cela doit nous conduire aussi à un débat sans tabous sur la restauration du service national, outil de brassage et d’intégration qui manque cruellement actuellement. Le service national est aussi une occasion unique de dépistage et de prévention de dérives, de maladies ou d’ignorance que nous n’avons pas remplacé.

Je ne suis pas sûr que la victoire finale en Syrie nous amènerait une amélioration sensible de la sécurité en Europe de l’Ouest. La situation nécessite d’avoir un débat ouvert sur les moyens à mettre en œuvre et inévitablement à identifier une limite plus précise entre ceux qui appartiennent à la communauté nationale et ceux qui n’en font pas partie, et à statuer sur les obligations qui se rattachent à cette appartenance, comme dans la plupart des pays du monde. Il est indéniable que le gouvernement actuel est en porte à faux avec une majorité parlementaire qui pour une grande part refuse tout durcissement policier ou militaire et toute remise en cause d’avantages acquis pour les étrangers en France. Or ce débat est nécessaire et si ce gouvernement n’est pas en mesure de le mener à bien il lui incombe de prendre ses responsabilités, sauf à prendre la responsabilité partielle de nouveaux carnages, car la sécurité est la condition première de toute démocratie, sans laquelle il n’existe plus d’Etat de droit, ni de droit en vérité.

 

Laurent Vastel