Catégorie: GÉNÉRALES

Non à la fin des cartes nationales d’identité à Fontenay-aux-Roses !

 

CNI

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Pourquoi je suis centriste et pas équilibriste.

Le centre n’est pas au milieu !

Etre centriste ne se définit pas par le fait d’être « entre » le Parti Socialiste et les Républicains, accréditant ainsi l’idée d’un mouvement qui pourrait être tantôt de Droite tantôt de Gauche. Notre mouvement est fondé sur des valeurs et des convictions et non par ce qu’il « n’est pas ». Sa géométrie et ses propositions ne varient pas en fonction de considérations d’intérêt politique ou électoraliste.

Etre centriste en France c’est être viscéralement attaché à :

L’humanisme. Nous croyons en l’Homme et en la valeur unique et sacrée de chaque individu, quelles que soient ses origines, sa couleur de peau ou, sa culture, et au respect qui en découle pour toute personne vivant sur le sol Français.

La tolérance pour les choix et les aspirations de chacun en matière d’opinions politiques, de religion ou d’orientations sexuelles. Tolérance et respect mutuel qui sont les clés de voute du pacte républicain.

La Laïcité, votée et imposée par le parti radical il y a un peu plus d’un siècle, indissociable de l’identité centriste et de la démocratie au quotidien.

La liberté d’entreprendre, l’innovation dans le cadre d’une économie de marché seule à même de produire les richesses dont nos compatriotes ont besoin dans un système de type libéral et régulé.

La responsabilité de chacun face à ses actes et ses choix, dans ses fonctions et dans sa vie personnelle, refusant la déresponsabilisation générale qui est la négation du libre arbitre de chaque individu.

L’égalité des chances, base de l’idéal républicain qui ne peut s’incarner sans un système éducatif performant et non discriminant, valorisant l’obtention de diplômes indispensables à l’ascension sociale par l’école républicaine.

La fraternité et la solidarité qui exige un système géré par la collectivité pour porter assistance à ceux qui sont dans la difficulté ou la maladie, sans gaspillage inutile ni assistanat dévalorisant.

La nécessité d’une action publique efficace, appuyée sur une fonction publique performante et respectant les principes de proximité et de décentralisation, notamment l’échelon communal plébiscité par nos concitoyens.

L’Europe, qui est gage de paix et de sécurité des peuples, est une nécessité vitale pour notre pays, qui ne doit être ni remise en cause, ni galvaudée par une extension anarchique, ni réduit à un simple espace technocratique et commercial.

Notre pays qui a tant contribué à l’émergence et la diffusion des valeurs fondamentales du respect des droits naturels de l’Homme, de la Démocratie et de l’Humanisme, nous ne nous reconnaissons pas dans le repentance culpabilisante, avilissante et systématique qui prévaut aujourd’hui.

Pour ces raisons je suis centriste et je considère que notre famille a une identité politique qui n’est pas soluble au gré des fluctuations politiques. Cette identité a cruellement manqué au cours du débat des primaires. Pour ces mêmes raisons, face à un Parti socialiste étatique, centralisateur et dogmatique, égalitariste et liberticide, misérabiliste et culpabilisant, antagoniste à l’innovation et l’entreprenariat, je ne peux imaginer que des centristes soient compatibles un instant, avec les positions ou les projets défendus par les partis de gauche et le PS en particulier.

Laurent Vastel

Conseiller départemental des Hauts-de-Seine.

Vice-président du groupe de la majorité départemental.

Maire de Fontenay-aux-Roses.

Une réforme de notre politique de santé est une urgence vitale !!!

Notre système de santé a fait une vague apparition dans le débat des présidentielles pour quelques mots sur la sécurité sociale prononcés par monsieur Fillon. Certains candidats oseraient prétendre que tout va bien dans notre système de soins…. Merci d’atterrir un jour !!

Un système de protection merveilleux ou dans certains cas le supplément pour une chambre seule dans une clinique est supérieure au prix de journée remboursé par la sécurité sociale…. Ce  qui n’est qu’un déremboursement massif pris en charge par les mutuelles…. Des honoraires « officiels » pris en compte par l’assurance maladie qui n’ont dans bien des cas plus aucune  pertinence économique et ne permettent plus aux professionnels de vivre décemment…Des spécialités médicales ou le nombre de médecins conventionnés ne cesse de baisser, faisant le choix de ne plus être remboursé du tout par la sécu… Des listes d’attentes de plusieurs mois dans de nombreuses spécialités, des hôpitaux qui n’ont pas besoin de la grippe pour être sous tension avec la baisse constante de la proportion des soignants au profit des administratifs…. Tout va bien…. Madame la marquise !!

La vision purement idéologique de la santé, spécifique des socialistes depuis plusieurs décennies et hélas partagée par défaut par une partie de la droite est en train de mettre notre système de soins à genoux. Rompre avec la schizophrénie de nos politiques de santé depuis 20 ans, qui naviguent entre injonctions paradoxales et contradictions flagrantes, et qui ont profondément mis à mal notre système de santé devient une urgence médicale….

L’Hôpital, un monde sans gouvernail….

Depuis l’antiquité le lien qui existe entre les hommes qui soignent, qui conjuguent leurs efforts au sein d’une même structure pour venir en aide à ceux qui souffrent est le cœur du soin hospitalier, depuis les maladreries jusqu’à l’hôpital moderne. Il est probablement inaltérable et explique, quelques soient les réformes, les structures et les aberrations des pouvoirs successifs la résistance du système, qui bon an mal an, continue de fonctionner et de dispenser des soins. Ce système, soumis à une pression croissante liée à une pénurie de moyens qui s’applique uniformément, sans choix c’est-à-dire sans gestion réelle, est toutefois en train de mourir dans une lente asphyxie.

La complexité des moyens désormais nécessaire pour dispenser, selon la déontologie médicale des soins conformes aux données actuelles de la science, place l’hôpital devant un challenge paradoxal : il a de plus en plus besoin d’une administration performante pour gérer ces moyens considérables que ne sont plus en mesure de gérer ceux qui se consacrent aux soins, et de plus en plus besoin des médecins pour éclairer la pertinence des options choisies…

On touche du doigt la complexité du problème : depuis 20 ans, les technocrates ont multipliés des réformes de périmètre : département, fédérations, pôles, pôle deuxième manière qui ne changent rien au fonctionnement de l’hôpital, centré sur le soin et donc sur le patient. Faire le pansement après une chirurgie ne change pas selon que l’on se trouve dans un service, une fédération, ou un pôle… Le soin est une activité humaine et l’hôpital le lieu où cette chaîne humaine aboutit au soin et au traitement

Depuis 25 ans, une vision idéologique de gauche a fragmenté la chaine de décision au sein des services. Le but : casser un « pouvoir » médical, bien plus fantasmé que réel, et faire de la démagogie électoraliste autour de la « gentille » infirmière (réforme Evin Durieux par ex). Résultat : une séparation des hiérarchies médicales et infirmières qui n’existe que dans le public et qui aboutit à une responsabilité médicale qui ne se double pas d’une autorité hiérarchique sur les exécutants des prescriptions médicales…

La dernière réforme en date, consistant à placer tout le pouvoir aux mains des directeurs, relève plus de la tendance actuelle de prise du pouvoir de la technostructure que de la mise en conformité avec une évidente logique fonctionnelle. Si elle s’inscrit dans la droite ligne de la bien-pensance de gauche anti-médecin, elle a toutefois été prise par un président de droite. Elle a sans aucun doute l’avantage de succéder à une situation d’entropie majeure mais a pour conséquence aussi d’éloigner et de déresponsabiliser les médecins hospitaliers de la gestion hospitalière notamment prospective. En plaçant les directeurs en situation de pleine responsabilité elle les incite paradoxalement à une attitude de prudence extrême face à des enjeux dont ils ne mesurent pas toutes les dimensions…

Depuis 25 ans la vision technocratique de la gestion hospitalière a renforcé l’encadrement juridique de la comptabilité publique et enfermé les hôpitaux, structures publiques, dans une gestion souvent rigide et inadaptée à la complexité des  situations médicales. Exemple le plus démonstratif : Un appel d’offre pour du matériel médical tient du  casse-tête pour une administration incapable de maîtriser la complexité des cahiers des charges nécessaires à la définition optimale des besoins. Dans certains grands hôpitaux certains services n’ont pour objet que de contourner au mieux cette réglementation inadaptée.  Le surcoût est évidemment très supérieur aux économies générées par les procédures d’appels d’offre concernées…qui font doublon avec les négociations menées par les caisses d’assurance maladie dans le cadre de la « LPPR », liste des prestations et produits remboursés .

 Cette politique technocratique a également amené une injonction paradoxale remarquable : une soi-disant dotation à l’activité… qui n’augmente pas lorsque l’activité augmente. Plaçant les gestionnaires dans une situation de non-dit ou officiellement les hôpitaux sont censés accroître leur activité pour gagner des moyens, tandis que chacun sait que l’intérêt de tous est d’augmenter le moins possible sauf à se mettre en grande difficulté à l’année n+1… Bref nous avons une dotation à l’activité qui fonctionne toujours en grande partie comme une dotation globale ! Le plus important reste avant tout de tenir dans l’enveloppe…

Enfin, un véritable empilement de tutelles amène à une situation de grande confusion dans la gouvernance. Un exemple magnifique : l’APHP, qui dispose dans chaque hôpital d’une administration « normale » et équivalente à celle de tout hôpital standard, mais qui doit composer avec un « siège » de 1200 personnes, composant lui-même avec une ARS de désormais 2800 personnes, composant elle-même avec une administration centrale ( DGOS) de 1200 personnes !!

La démission du politique a amené dans notre pays à une multiplication des « agences » en tout genre, lesquelles ont amené une démarche normative obsessionnelle, qui, si elle n’est pas critiquable sur le fond, est toutefois totalement antagoniste de la grande restriction de moyens qui s’abat sur les établissements de santé.

 Cette même démission s’est également observée dans la gestion de la démographie médicale. Le fantasme d’un contrôle de la dérive des dépenses par la réduction de l’offre, thèse dominante dans les années 80 n’a jamais été remise en cause et  le numérus clausus à l’entrée des études médicales a été maintenu à un niveau très bas, créant de toute pièce une pénurie de praticiens à l’hôpital comme en ville. L’absence de créations de postes de titulaires dans les hôpitaux pour faire face à cette pénurie, a amené à injecter dans les hôpitaux des quantités innombrable de médecins originaires de pays émergents dont les exigences de formation sont  bien moindres qu’en France. Cette fragilisation des hôpitaux généraux, qui désormais fonctionnent majoritairement avec des médecins formés à l’étranger, ne disposant pas des diplômes censés autoriser l’exercice en France et validés par arrêté dérogatoire concerne désormais  la majorité du territoire.

Notre Pays a besoin d’une véritable réforme hospitalière, qui ne soit pas un Enième réarrangement des décors et des périmètres, ou un étage de plus dans l’infernal empilement des tutelles. Il faut un statut juridique adapté aux établissements de santé, une réelle mixité des statuts au sein des hôpitaux, une clarification des hiérarchies qui s’accordent avec une véritable responsabilisation des praticiens en charge de la gestion des services. Une simplification urgente des tutelles et des responsabilités basée sur le principe de subsidiarité.

En ville l’exaspération des soignants libéraux est majeure.

Depuis 25 ans, et malgré les exhortations répétées du conseil de l’ordre, pour une fois en avance sur son temps, les gouvernements successifs n’ont pas tenu compte de la baisse inévitable de la démographie ni de l’effet parfaitement prévisible de la féminisation de la profession. Résultat : une baisse du nombre de médecins qui aboutit pour les patients à des listes d’attente préoccupantes dans certaines spécialités.

La notion de désert médical dénoncée par le gouvernement alors qu’elle n’est que de son fait (de l’absence de remontée du numerus clausus depuis 20 ans cf supra) est également surprenante en termes d’aménagement du territoire. Alors même que l’état retire ses services de nombreuses zones sous habitées, il voudrait que les médecins, déjà rares sur l’ensemble du territoire, aille s’installer dans ces zones où il y a désormais peu d’habitants, donc de patients potentiels, sans jamais envisager d’incitation significative ….. Vous avez dit schizophrénie ?

Le « trou de la sécu » n’est que la conséquence inéluctable du vieillissement de la population et du progrès médical, qui augmentent les dépenses, conjuguée à la raréfaction des ressources, assises sur les salaires donc fragilisées par le chômage grandissant. Une réforme du financement de notre système de protection sociale est inévitable et souhaitable. Toutefois, ne plus asseoir la protection sociale sur la taxation du travail serait une remise en cause de la principale justification d’une spécificité française, la gestion de la protection sociale par les syndicats de travailleurs. A Juppé sait bien que cette remise en cause est un casus belli vis-à-vis des syndicats et sa tentative de 1995 lui a couté cher. Tout le monde a donc préféré adopter une désinformation superbe mettant en cause les professionnels de santé et les médecins libéraux en particulier. Tout irait bien madame la marquise si on ne gaspillait pas tant…L’illustration de cette culpabilisation systématique des praticiens et exemple parfait de la désinformation: le dépassement d’honoraire !!

Comment peut-on définir le dépassement d’honoraire ? Il s’agit en fait, face à des praticiens qui fixent librement leurs tarifs, de qualifier le fait que la sécurité sociale n’en rembourse plus la totalité mais seulement une partie…. Dans d’autres secteurs la chose est plus évidente : face à un dégât des eaux, si votre assurance ne vous rembourse pas la totalité de vos dépenses, qui appelez -vous pour vous plaindre ? Votre peintre en bâtiment, pour lui reprocher d’avoir fait un « dépassement d’honoraires », ou votre assureur, pour lui reprocher la faiblesse de votre couverture ?

Le résultat pour les travailleurs indépendants de  la santé est une double peine : augmentation des cotisations sociales, comme pour tous les entrepreneurs, mais blocage autoritaire de leur marge par les pouvoirs publics pour tenter de contenir l’accroissement inévitable des dépenses de santé : résultat : moins de 30% des jeunes praticiens souhaitent désormais s’installer en libéral, venant raréfier encore un peu plus les médecins dans les zones les moins attractives.

Cette exemple est remarquable, comme pouvait l’être la stigmatisation des professionnels par une ministre en tailleur rouge il y a quelques années, s’offusquant que les dépassements d’honoraires aient doublé en chirurgie depuis 20 ans ! Quand les tarifs de remboursement de la sécurité sociale n’avaient pas, pour la chirurgie, été revalorisés depuis 20 ans, et que le niveau de revenus des professionnels considérés est plutôt dans la norme basse européenne.

Cette démagogie politique a un coût, celui de la multiplication des actes nécessaires pour le maintien du pouvoir d’achat des professionnels, et une conséquence, la baisse d’accès aux soins pour certaines catégories de population, que l’Etat cherche sans élégance à mettre sur le dos des professionnels de santé.

Notre système de soins libéral est en tout point remarquable de performance. Mais la santé coûte cher, qu’on le veuille ou non !  Notre handicap mental très franchouillard vis-à-vis de l’argent n’est plus éthiquement tenable. Une réforme effective qui s’apparente à une réelle politique des revenus des professionnels de santé en France est urgente. Oui, il est normal que la reconnaissance sociale de professionnels qui ne comptent pas leurs heures et pour certains ont des durées de formation supérieure à 15 ans soit à la hauteur des efforts fournis, tout en permettant un contrôle effectif de la dépense. Rien ne justifie en effet la démission des organismes d’assurance maladie dans le contrôle de l’argent dépensé au sein de la branche maladie, et les réformes pitoyables engagées depuis 20 ans : Accréditation bidon et autres mécanismes vexatoires institués pour le contrôle des généralistes au quotidien que des nomenclatures incroyablement  complexes transforment en boutiquiers…

Enfin la ridicule campagne en faveur des médicaments génériques à l’efficacité parfois moindre (anti-épileptiques par exemple), et dont la complexité des  noms  (liée à la DMI : Dénomination Médicale Internationale) laissent bon nombre de patients perdus au moment de prendre leur traitement est également bien surprenante pour un candide moyen. Les prix sont en effet fixés réglementairement par l’état après négociation avec les fabricants…. Et rien n’empêcherait de leur imposer des baisses de prix après un certain délai qu’eux-mêmes appliquent spontanément dans bien des cas lorsque sortent les génériques !

Le projet actuel du gouvernement de généralisation du tiers payant est également terriblement dangereux. La gratuité  d’un système est un point de non-retour vers une étatisation dont on a vu et mesuré les catastrophes qualitatives dans nombre de pays d’Europe : listes d’attentes chirurgicales, consultations de quelques minutes en moyenne…. Alors même que la déresponsabilisation des patients aboutit à renforcer la multiplication des actes et à des comportements consuméristes. Un exemple : Le taux d’annulations de dernière minute(ou de non venues non excusées) dans les cabinets pour les patients bénéficiant du tiers payant intégral dans le cadre de la CMU est très élevé. Ce qui ne coûte rien n’a pas de valeur ressentie et la gratuité génère ce type de comportements.

Tous les pays d’Europe qui ont mis en place des systèmes nationaux de santé totalement étatisés (type NHS anglais pour le plus caractéristique) sont revenus en arrière et ont réintroduit une part au moins de libéral devant des constats qualitatifs désastreux, il serait paradoxal que nous reproduisions cette erreur majeure à la veille d’un papy boom qui est un évènement démographique mais aussi et particulèrement un challenge sanitaire sans équivalent dans notre histoire.

L’innovation au bénéfice des patients, et surtout des sociétés étrangères !!!

Notre pays a dans certaines spécialités été depuis 40 ans un pionnier en matière d’innovation, devançant les géants américains puis japonais et chinois. En matière de chirurgie notamment, cardiaque, orthopédique en particulier, ces innovations ont eu des conséquences industrielles. Avant d’être implantés, ces dispositifs médicaux : Prothèses de hanche ou de genou, dispositifs cardiaques, prothèses vasculaires doivent être fabriqués. Ces activités de haute technologie trouvent naturellement leur place dans les grands pays d’Europe de l’Ouest et sont peu délocalisables.

Depuis deux décennies nous menons une politique bizarre qui a considéré l’argent dépensé dans la santé comme de l’argent perdu et jeté par la fenêtre, sans en mesurer, ou sans prendre en compte en tous cas,  les retombées économiques et les emplois.

Depuis deux décennies l’état français a mené un processus de stigmatisation des relations entre professionnels de santé et industriels du secteur :  Loi Kouchner par exemple qui a considérablement complexifié les relations entre médecins et fabricants du secteur médical. Ces réponses démagogiques à des problèmes qui relevaient plus de la sanction judiciaire ont encore une fois mis au banc des accusés les professionnels de santé et considérablement accru le coût du développement, résultat : l’industrie médicale Française est en constant recul. Le comble est atteint en orthopédie, ou la réglementation est remarquable ! Des innovations françaises ne seront remboursées dans certains cas par la sécurité sociale française que lorsque des études en langue anglaise, réalisées par des firmes anglo-américaines le plus souvent, en auront démontré l’efficacité (recommandation méthodologique de la haute autorité de santé). Ces mêmes firmes nous vendront donc des innovations françaises fabriquées à l’étranger… ! Après que nous en ayons vérifié l’efficacité !!! Merci à l’état français…

Une réforme de notre système de soins est impérative. Ne pas la faire aurait des conséquences non seulement sur la qualité des soins qui seront distribués dans  les décennies à venir  mais de facto sur notre aptitude à reconstruire un pacte social acceptable pour le plus grand nombre. Faire ces réformes nécessite un courage politique et un discours qui ne soit ni celui de la langue de bois, ni celui de la désinformation, car la crispation du débat autour d’une sacralisation d’un système idéalisé alors même qu’il est en train de sombrer serait une catastrophe annoncée

Laurent Vastel

Professeur des Universités-Praticien Hospitalier

Conseiller départemental des Hauts-de-Seine, Maire de Fontenay-aux-Roses

Ancien conseiller technique au cabinet de Simone Veil et Philippe Douste Blazy de 1993 à 1995

 

Quelle attitude face au JIHAD, contribution personnelle de Laurent VASTEL au nécessaire débat citoyen.

Dire que nous sommes affligés après le massacre de Nice est vrai mais surtout très insuffisant. Nous sommes révoltés et en colère, et le massacre de Saint Etienne du Rouvray vient confirmer l’intensification des actes de barbarie dans notre pays et grossir encore notre ressentiment. Au-delà de la légitime compassion due aux victimes et à leurs familles, l’heure n’est ni à la résignation suicidaire ni aux réactions inadaptées. Il est temps de faire la part des choses et de nous positionner avec clarté sur la marche à suivre, notre pays doit affronter cette épreuve avec dignité et détermination. Qu’est-il en train de se passer en France ? Quelle doit être notre attitude ? Quels moyens devons-nous mobiliser en toute urgence ?

Notre pays vit aujourd’hui une situation de tension et de peur profondes qui présente des analogies troublantes avec la décennie qui a précédé la seconde guerre mondiale. Discrédit du politique, scandales financiers ou personnels complaisamment étalés à la couverture des magazines, faiblesse du politique font notre quotidien. Dans ce contexte, notre société fait semblant de ne pas voir la montée du fascisme qui renait. Partagée entre culpabilité post coloniale (si bien dénoncée par Pascal Bruckner) chère à une génération d’intellectuels de gauche embourgeoisés à laquelle appartiennent aussi la majorité des hommes de médias et désinvestissement collectif en lien avec un désir de déresponsabilisation individuelle, notre pays semble paralysé par ce phénomène pourtant récurrent dans l’histoire.

Cette montée fasciste n’est pas à confondre avec le repli identitaire et nationaliste incarné par le front national, qui tente plutôt actuellement de se démarquer des fondamentaux de l’extrême droite, dans l’espoir de devenir une alternative gouvernementale crédible. Le fascisme qui monte aujourd’hui dans notre pays est un fascisme religieux, ou du moins qui se sert de l’alibi religieux. Les guerres de religion sont complexes mais parler ici de guerre de religion n’est pas crédible lorsque les soldats ont aussi peu de culture religieuse…. L’islamisme radical a un objectif politique, et non exclusivement religieux, qui est un changement radical de l’ordre social établi, la remise en cause du système démocratique, égalitaire, des valeurs qui le fondent, à savoir en premier lieu la fraternité et la liberté, pour nous imposer des préceptes religieux, à nous, la France et au monde libre, et ses buts sont de nature révolutionnaire. Il est par conséquent à n’en pas douter d’inspiration, de nature fasciste.

Il est aussi d’essence, de forme fasciste car les moyens qu’il utilise sont la terreur collective et la violence individuelle, matérialisées et sacralisées par le sacrifice que sont prêts à faire d’eux même les terroristes lors de leurs attentats suicides.

Notre système policier et judiciaire est fortement démuni face à des individus prêts à se sacrifier à une cause. Dans une société où a prospéré depuis 40 ans le culte de l’individualisme et de l’épanouissement personnel, voir cette violence charnelle et suicidaire perpétrée au nom d’un idéal collectif et métaphysique est très déstabilisant pour tous les acteurs. La difficulté d’identification de cet ennemi d’un genre nouveau tranche avec la détermination absolue affichée dans ces séquences meurtrières.

Le fait que les médias, qui incarnent la liberté d’expression de nos pays démocratiques soient de fait partie intégrante du mécanisme de terreur en diffusant en boucle les images ultraviolentes est également une situation nouvelle et édifiante. Ne pas diffuser cette information serait une autre victoire pour les terroristes.

Certains s’étonnent de la rapidité de la radicalisation de certains auteurs de ces crimes, pointent du doigt leur faible culture religieuse préexistante pour des candidats au martyr. Ces terroristes sont en général des petites frappes, en situation d’échec personnel voire d’isolement social, souvent bien peu pratiquant avant leur dérive. La perspective d’entrée dans une fraternité nouvelle, de la participation à une œuvre transcendante, le sentiment puissant de rédemption par le sacrifice et d’entrée dans une communauté élue suffisent à expliquer ces parcours. Ici encore, l’analogie avec les années 30 et la montée du fascisme est frappante. Figurer sur la plus haute marche d’un nouvel ordre moral et social, fut ce au sacrifice de sa propre vie peut faire basculer de nombreux individus fragiles en situation d’échec. Les mécanismes qui incitent certains individus à entrer dans une fraternité nouvelle ont été décrits avec une grande acuité par Raymond Aron lorsqu’il décrit les grèves estudiantines de mai 1968. La fraternité et la solidarité nouvelles fondées sur la transgression des interdits sociaux, la rupture de l’isolement individuel qui caractérisait leur situation ont poussé les étudiants de 68 jusqu’à un affrontement violent et destructeur, pour ne pas perdre ce lien puissant et nouveau, alors même que les initiateurs avaient été rapidement débordés par l’évolution insurrectionnelle du mouvement. C’est une situation également observée dans les dérives sectaires où la faiblesse et la fragilité de l’individu sont instrumentalisées au service d’intérêts individuels ou de la promesse de rédemptions collectives. On mesure dans ces cas également le caractère absolu de l’engagement des individus qui basculent, comme leur capacité à envisager leur propre fin au service de la cause.

On aimerait exporter le problème et imaginer commodément l’Irak et la Syrie comme des lieux où se transforment des individus au départ proches de la normale. Mais s’ils sont parties prenantes de parcours initiatiques, ces pays ne peuvent être suspectés, dans le chaos qui y règne, d’être le théâtre de la formation et de la transformation de milliers d’individus fragiles. Que ces individus partent, ou restent et se radicalisent sur notre sol, c’est bien dans un contexte franco-français que se joue l’essentiel de la bascule vers l’horreur. La plupart des candidats au jihad ont grandi en France et ont fréquenté l’école de la république. Et si ces évolutions sont possibles, cela ne se peut que grâce à la bienveillance d’une petite partie de la communauté musulmane. Toutefois, il faut que les choses soient dites clairement : les musulmans de France ne peuvent rester immobiles et étrangers à ce qui se passe dans notre pays aujourd’hui. Ne pas le dire serait une injure à l’immense majorité de nos concitoyens musulmans qui souffrent de cette situation comme ils souffrent dans leur chair à l’occasion de chaque attentat qui ne choisit pas ses victimes.

Cette guerre, puisque c’est ainsi qu’il faut bien l’appeler, ne peut se gagner que tous ensemble et nécessite de désigner clairement l’ennemi commun.

L’ennemi est un fascisme religieux international, qui souhaite la destruction des pays du monde libre, et qui a ses racines aussi dans nos pays, dans nos salles de prière ou nos mosquées, même s’il est instrumentalisé, via internet souvent, par des entités extérieures. Et la bascule à l’échelon individuel n’est possible que parce que les candidats au Jihad voient dans le regard de ceux qui jusqu’alors les méprisaient, l’admiration ou la peur. C’est ce qui leur procure le sentiment de puissance et de supériorité indispensable à la conception de leur projet destructeur.

Que devons-nous faire ?

Afficher clairement notre volonté politique de détruire l’ennemi quel qu’il soit et où qu’il soit, y compris dans nos propres rangs, et en nous dotant des moyens nécessaires à la réussite de l’entreprise.

Cela nécessite :

–De renforcer considérablement les moyens d’enquête et de contrôle, notamment des lieux sensibles. Les capacités d’enquête ne peuvent être renforcées que dans le cadre de procédures en rapport avec un état de guerre, ce qui nécessite un « patriot act » à la française, permettant l’adaptation temporaire de notre droit. Cela allant de fait avec un renforcement des moyens tant de police que des services déconcentrés de l’état. Il n’est pas acceptable que des lieux identifiés comme sensibles par les RG depuis plus de deux ans ne fassent jamais l’objet d’une enquête approfondie avec les moyens nécessaires.

— De réformer les conditions de la pratique religieuse dans un pays laïc, imposant un label d’état pour tous les officiants qu’ils soient catholiques, protestants ou musulmans, impliquant le respect des principes fondamentaux de la laïcité et des valeurs de la république. Cela implique d’ailleurs que le programme des écoles fasse une place importante à l’enseignement et à l’apologie de ces valeurs.  Que l’ensemble des officiants de chaque religion majeure s’accordent sur les interprétations fondamentales des textes sacrés qui les concernent permettant une uniformisation de la pratique sur notre sol.

— De se doter des outils de défense passive nécessaires pour faire face aux besoins nouveaux issus de la situation actuelle. On a parlé de réserve nationale, pourquoi pas, des structures de ce type ont existé et j’ai pour ma part dans le cadre de la réserve commandé un détachement de défense passive. Cela doit nous conduire aussi à un débat sans tabous sur la restauration du service national, outil de brassage et d’intégration qui manque cruellement actuellement. Le service national est aussi une occasion unique de dépistage et de prévention de dérives, de maladies ou d’ignorance que nous n’avons pas remplacé.

Je ne suis pas sûr que la victoire finale en Syrie nous amènerait une amélioration sensible de la sécurité en Europe de l’Ouest. La situation nécessite d’avoir un débat ouvert sur les moyens à mettre en œuvre et inévitablement à identifier une limite plus précise entre ceux qui appartiennent à la communauté nationale et ceux qui n’en font pas partie, et à statuer sur les obligations qui se rattachent à cette appartenance, comme dans la plupart des pays du monde. Il est indéniable que le gouvernement actuel est en porte à faux avec une majorité parlementaire qui pour une grande part refuse tout durcissement policier ou militaire et toute remise en cause d’avantages acquis pour les étrangers en France. Or ce débat est nécessaire et si ce gouvernement n’est pas en mesure de le mener à bien il lui incombe de prendre ses responsabilités, sauf à prendre la responsabilité partielle de nouveaux carnages, car la sécurité est la condition première de toute démocratie, sans laquelle il n’existe plus d’Etat de droit, ni de droit en vérité.

 

Laurent Vastel

Le service d’orthopédie de Garches à l’honneur

Les dernières statistiques réalisées par l’assistance publique des hôpitaux de Paris sur les prothèses totales de hanche et de genou réalisées dans les dix services de chirurgie orthopédique de l’institution montrent sans équivoque un réel avantage du site Garchois en terme de durée moyenne de séjour (DMS), qui est un marqueur important de qualité et de spécialisation des soins. Le service dirigé par le Professeur Laurent Vastel garde ses patients deux fois moins longtemps que certains autres sites de l’AP-HP : 4.9 jours pour une prothèse totale de hanche (PTH) en moyenne et 6.4 jours pour une prothèse totale de genou (PTG).

« La prothèse n’est pas le début mais la fin du handicap et ne saurait être assimilée à une maladie ». Selon Laurent Vastel, la remise en fonction immédiate dans le cadre des nouveaux protocoles innovants de récupération rapide après chirurgie (RRAC) doit être systématique et le retour à domicile le plus précoce possible.

En illustration de ses propos, le chirurgien, également maire de Fontenay-aux-Roses, organisera dans sa ville le 25 septembre prochain la première « course de la prothèse, en partenariat avec la fédération française d’athlétisme qui couplera une journée « santé-Forme » à l’événement Fontenaisien. Celui-ci rassemblera sans distinction des porteurs de prothèse totale de hanche et de genou qui seront en compétition avec des coureurs non opérés …

 

Beaujon

Bicêtre

Bichat

Boulogne

Cochin

Mondor

Béclère

HEGP

Bobigny

Garches

PTH

10.1

8.5

9

7.4

6.7

10.2

12.7

11.5

7

4.9

PTG

9.8

9.6

 

8.2

7.8

8.6

10.1

9

7.5

6.4