La géothermie arrive à Fontenay-aux-Roses !

Par Despina BEKIARI

  • Souveraineté et sécurité énergétiques

L’Europe et la France connaissent depuis 2021 une sévère crise énergétique, équivalente au premier choc pétrolier de 1973 qui a marqué la fin d’une époque, celle de Trente Glorieuses avec la croissance forte du continent européen. Le réveil fut brutal mais cette nouvelle crise énergétique a été le détonateur pour sortir du confort intellectuel et de l’inaction dans lesquels la politique à la petite gestion a plongé le pays depuis des années.

Pour rappel, à partir de 1944 et du Conseil national de la Résistance, la France a construit une politique fondée sur la souveraineté et l’équilibre des fournisseurs. En 1951 le traité de Paris a établi la CECA ( Communauté européenne du charbon et de l'acier ) et devait, à travers l'établissement d'un marché unique pour le charbon et l'acier, soutenir les économies, augmenter les emplois, et élever le niveau de vie moyen au sein de la Communauté. Six ans après le traité de Paris, le traité de Rome a créé la Communauté économique européenne (CEE) et la Communauté européenne de l'énergie atomique (CEEA ou Euratom). Ces deux nouvelles communautés travaillaient respectivement sur la création d'une union douanière et d'une communauté de l'énergie atomique.

Après cinquante ans d’une politique constante, les derniers gouvernements français et les institutions européennes ont oublié toute notion de sécurité énergétique qui intéresse pourtant ardemment les Etats-Unis, la Chine, la Russie, l’Inde, la Turquie…. Ainsi, mal préparés, surpris ( !) et aveugles au jeu de Gazprom en 2021, ils ont échoué à construire une réponse coordonnée. Par exemple, le gaz russe qui faisait défaut à partir du début de 2022 a été remplacé par du GNL principalement américain, produit à 78% à partir de gaz de schiste liquéfié et transporté depuis l’Atlantique…..une gestion sans doute très écologique..

La crise énergétique a engendré une forte inflation et l’accroissement des déficits publics appelés pour protéger les citoyens des prix dont la hausse devenait incontrôlable. Entre janvier 2021 et janvier 2022 le prix de la molécule de gaz (PEG) a été multiplié par 6 passant de 20€/mégawatheure (MWh) à plus de 115€/mégawatheure.

Pour notre ville, les conséquences sur les dépenses d’énergie ont été très importantes : +1,50 M€ sur le budget communal, dont + 300% pour le gaz et + 140 % pour l’électricité. Ce n’est qu’en 2024 que les tarifs ont affiché une diminution sensible de -30% pour le gaz. Cette évolution, couplée aux réductions des consommations rendues possibles grâce aux rénovations énergétiques ces dernières années de plusieurs équipements opérées par la municipalité ont permis une diminution des dépenses en matière de fluides d’un peu plus de 500 K€, soit -26,8% par rapport à 2023. Mais les tarifs restent largement supérieurs à ceux appliqués jusqu’en 2022, le prix du gaz s’élevant à 138 €/MWh en 2024 contre 49 € deux ans plus tôt.

L’importance de l’énergie et notamment de l’accès à l’énergie dans le développement de nos sociétés est immense. Les politiques énergétiques demandent longueur de temps et continuité, une vision politique. Y avoir accès à des prix abordables est une question fondamentale d’équilibre sociale. Pour ce faire il faut retrouver enfin la souveraineté énergétique et c’est à cela que contribue le nucléaire et dernièrement le fort développement de la géothermie.

Dès 2023, l’Etat lance un plan d’action national pour accélérer le développement de la géothermie.

Alors que la chaleur représentait en 2022 près de 45 % de la consommation finale d’énergie en France, elle reste majoritairement d’origine fossile(environ 73 %). Pourtant, la géothermie offre une solution locale, renouvelable, pilotable et faiblement émettrice de gaz à effet de serre

Le potentiel géothermique français est important. Le bassin parisien, l’Alsace, la région lyonnaise et l’Aquitaine sont particulièrement favorables à cette énergie.

Dans ce contexte, le Gouvernement a lancé un plan d’action en faveur du développement de la géothermie de surface et de la géothermie profonde qui devra contribuer au renforcement de notre souveraineté énergétique. Construit autour de huit axes, il mobilisera l'Ademe, le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), la filière et les fédérations professionnelles concernées ainsi que les services de l’État, aux échelons national et régional sous l’égide des préfets.

Vu l’importance de cette politique énergétique, le 11 avril 2025, une mission « commando » sur la géothermie a été lancée avec l’objectif d’identifier, les leviers concrets permettant d’accélérer le recours à cette énergie renouvelable et de lever les freins au développement de la filière en France métropolitaine et d’outre-mer.

Cette mission a conduit à l’adoption de sept mesures prioritaires, intégrées au plan d’action national actualisé et qui fera l’objet d’un suivi semestriel dès l’automne 2025 pour plus d’efficacité.

Le plan présenté doit permettre de déployer durablement la géothermie dans les années à venir et contribuer ainsi à réduire la dépendance aux énergies fossiles dans le chauffage des bâtiments privés et publics et les industries.

Pour conclure, la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) présentée en 2025 fixe des objectifs ambitieux : multiplier par quatre la production de chaleur géothermique en France métropolitaine d’ici 2035

Dans ce contexte :

  • La géothermie arrive à Fontenay-aux-Roses

Juillet 2022

Dès juillet 2022, le SIPPEREC, syndicat intercommunal qui exerce la compétence « énergies renouvelables » pour le compte de 82 collectivités dont la Région Ile-de-France, lance une étude globale sur le développement cohérent de la géothermie et des réseaux de chaleur à l’échelle du 92 sud. Le résultat de l’étude est positif et confirme la possibilité d’intégrer une gélule entre celles de Meudon et de Bagneux. Le projet prévoit aussi la réalisation d’un doublet « amélioré » permettant d’atteindre un débit de 340m3/h à 64C.

Une première projection d’emplacement est faite au niveau du stade du Panorama en tenant compte des contrainte liées à une opération de géothermie notamment concernant la surface de travaux aux besoins temporaires et d’exploitation avec l’emplacement définitif. Le site faisant sujet d’une rénovation d’ampleur, Vallée Sud Aménagement intègre ces contraintes dans le programme d’aménagement. L’ensemble du projet est présenté au CEA.

Le choix du site de forage répond à des critères spécifiques. Les sites retenus sont le résultat d’une adéquation entre la présence d’une faille profonde productive, la proximité d’un bassin d’utilisateurs pour la chaleur et la disponibilité d’un terrain pour les installations. L’instruction du permis minier examine le respect desdits critères.

Quel est l’impact d’un site de géothermie profonde sur l’environnement ?

  • Un ouvrage de géothermie profonde est sans impact sur l’environnement. Il ne génère :

  • Aucune émission de gaz ou particules dans l’atmosphère,

  • Aucune émission d’odeurs dans le voisinage,

  • Aucun bruit durant l’exploitation de la centrale,

  • Aucun encombrement routier ni impact carbone pour la livraison de l’énergie qui n’a besoin d’aucun transport, puisque directement injectée dans les circuits d’alimentation.

Quels sont les risques pour les habitations ?

Il n’y a aucun risque pour les logements avoisinant l’unité de géothermie profonde. Les travaux et l’exploitation de la ressource sont étroitement encadrés par les règles de l’art et la réglementation française, l’une des plus exigeantes en la matière. Ils sont dûment vérifiés par les services de l’Etat et les différentes expertises apportées aux dossiers.

Une installation de géothermie profonde est-elle bruyante ?

On peut distinguer deux phases : en cours d’exploitation et durant les travaux.

En cours d’exploitation

Une installation de cogénération géothermique est composée de divers équipements. La turbine et les tours aéroréfrigérantes, lorsqu’il y en a, sont les seules qui puissent générer des émissions sonores. Ces éléments sont parfaitement intégrés dans la conception des projets. La turbine est confinée à l’intérieur d’un bâtiment insonorisé. Il n’y a donc aucune émergence sonore pour cet équipement hors son enceinte de confinement.

Les tours restent à l’extérieur, mais sont spécialement dimensionnées pour minimiser leurs émissions sonores et rester en dessous de 70 dB(A) à 20 m, soit à peu près le bruit d’un aspirateur domestique. Les premières habitations étant souvent à plusieurs centaines de mètres des installations, les riverains ne ressentent aucune gêne.

En cours de travaux

Les appareils de forage ont été spécialement conçus pour travailler en environnement urbain avec un minimum de nuisances. Le treuil de forage, principale source de nuisance sur un appareil classique, a été remplacé par un concept de vérins hydrauliques, silencieux. Les tiges de forage sont manipulées par un bras automatique, limitant les bruits de métal classique existant en mode manuel.

Pendant les travaux, le forage a une émergence sonore quasi-nulle aux abords du chantier. Cela est mesuré avant chaque projet. A titre d’exemple, la valeur moyenne du bruit produit par un tel chantier affichait 55 dB(A) à 100 m pendant les 8 mois de forage (24h/24), alors que les mesures du fond sonore préexistant affichaient des valeurs de 65 dB(A) le jour et 60 dB(A) la nuit. L’impact est donc très faible au niveau des habitations.

Quels sont les avantages de la géothermie profonde ?

Les avantages de la géothermie profonde sont multiples. Au niveau environnemental, l’impact carbone d’une unité géothermique est quasi nul. Aucune combustion ni émission de gaz (CO2, NOx) ne provient des installations géothermiques en phase d’exploitation. L’énergie extraite ne nécessite pas de transport pour être mise à disposition. Que cela soit l’électricité, ou la vapeur, elle est directement reliée aux utilisateurs. Elle ne génère donc aucune émission de gaz à effet de serre.

Une fois les forages terminés, les surfaces de terrain occupées par les installations géothermiques restent modestes en comparaison des autres types d’énergie. La taille des équipements de surface est très réduite (semblable à un petit hangar agricole). Enfin, l’énergie géothermique est disponible quasiment la totalité de l’année, ce qui en fait l’énergie renouvelable la plus disponible.

Octobre 2022

Avec Laurent VASTEL, Maire de Fontenay-aux-Roses, on présente les résultats de l’étude du SIPPEREC à la réunion organisée par Fontenay Environnement et Transition ayant comme thème « Économie d'énergie et géothermie"

Mars 2023

Le Conseil Municipal approuve l’extension de l’adhésion de la ville de Fontenay-aux-Roses à la compétence optionnelle « développement des énergies renouvelables » des communes adhérentes du SIPPEREC.

Juin 2023

Feu vert des services de l’État au dépôt du permis minier relatif au projet de géothermie

Conformément à l’article L. 124-1-1 du code minier, les travaux d’exploration de gîtes géothermiques ne peuvent être effectués que par le titulaire d’un titre minier d’autorisation de recherches ou de permis exclusif de recherches.

Le périmètre sollicité par le demandeur doit être justifié en tenant compte des travaux prospectifs envisagés et de la constitution géologique de la région.

Conformément à l’article L. 124-3 du code minier, l’autorisation de recherches de gîte géothermique détermine, soit l’emplacement du ou des forages que son titulaire seul est habilité à entreprendre, soit le tracé d’un périmètre à l’intérieur duquel les forages peuvent être exécutés.

L’autorisation de recherches est accordée par arrêté préfectoral.

Ainsi, le projet est réalisé dans le cadre d’un permis minier qui comprend notamment les coordonnées des têtes de puits. Par ailleurs ,afin de libérer davantage de surface sportive, Géosud92 a déplacé celles-ci dans les limites de tolérance du Permis.

Ces derniers mois certains proposent le déplacement du site de forage afin de résoudre ce qu’ils appellent un conflit d’usage sur lequel on reviendra. Or, le déplacement de l’emprise du projet nécessiterait une nouvelle étude, et remettrait en cause l’AR-DAOTM (Permis Minier). Cela reporterait le projet la mise en service d’au moins deux ans et pénaliserait l’équilibre économique (avec impact tarifaire). Cela reporterait également l’instruction du dossier par les organismes des financements dans un contexte d’instabilité politique et budgétaire grandissantes. Cette proposition en apparence anodine mais oh combien habituelle ces dernières années, provoquerait l’arrêt du projet fontenaisien sans pour autant le demander ouvertement en parfaite hypocrisie et irresponsabilité. En effet dans un contexte de forte demande au niveau régional et du risque de saturation, d’autres projets prendraient la place du projet de nos trois villes. La ville perdrait l’avantage d’avoir bien démarré son projet largement en amont ( voir l’article du Parisien Embouteillage à 1500m de profondeur : en Ile-de-France la géothermie atteint ses premières limites, du 13 mars 2025)

Août 2023

Version finale de l’étude de faisabilité de création d’un réseau de chaleur sur les communes de Fontenay-aux-Roses, Sceaux et Bourg-la-Reine sous maîtrise d’ouvrage du Sipperec

L’étude de faisabilité a été opérée suivant une réflexion pluridisciplinaire qui comporte des enjeux de plusieurs natures :

  1. Energétiques et environnementaux

  • Intégration d’énergies renouvelables

  • Réduction des émissions de gaz à effet de serre

  • Pérennité des ressources - indépendance

  • Adéquation et faisabilité de la solution proposée

  1. Socio-économiques

  • Continuité de service et confort des usagers

  • Coût de la chaleur compétitif et stable

  • Lutte contre la précarité énergétique

  • Solutions pérennes sur le plan économique

  1. Juridico-financiers

  • Investissements importants

  • Charges d’exploitation optimisées

  • Montage contractuel adapté

  • Innovation financière

La démarche de l’étude de faisabilité se réalise en cinq phases :

  1. Inventaire des énergies renouvelables et récupérables :

  2. Recensement des besoins

  3. Etudes technico-économiques des scénarios

  4. Gouvernance

  5. Plan d’actions

Octobre 2023

Le Conseil Municipal approuve la convention relative à la mise en œuvre d’actions et d’installations de production et de distribution d’énergie géothermique sur les communes Fontenay-aux-Roses, Sceaux et Bourg-la-Reine

Décembre 2023

Le Conseil Municipal approuve la création d’une société publique locale entre les communes de Fontenay-aux-Roses, Sceaux et Bourg-la-Reine et le SIPPEREC, régie par les dispositions des articles L.1531-1 et suivants du Code général des collectivités territoriales.

Avril 2024

La société publique locale (SPL) GéoSud 92 est créée par le Sipperec et les trois villes

concernées.

Juin 2024

Dans FontenayMag du mois, un article intitulé « La géothermie, une solution durable » est consacré à la géothermie. Dans l’article, la tenue d’une réunion publique organisée dès la rentrée pour informer les habitants et échanger avec eux sur le projet est clairement annoncée.

Novembre 2024

Réunion publique d’information au centre de loisirs Pierre Bonnard à Fontenay-aux-Roses

Beaucoup de monde pour cette première réunion publique d’information. Les équipes de Géosud92 ont présenté le projet et ont répondu à toutes les questions sans exception même aux plus absurdes en dehors de toute rigueur intellectuelle dans les comparaisons notamment techniques mais pas que. Ainsi, le réseau de chaleur de Chatillon -Bagneux a été évoqué comme une sorte de contre-exemple absolu notamment à cause de la relation difficile avec le délégataire DALKIA. Or, la ville de Bagneux a été précurseur dans sa démarche son réseau de chaleur est opérationnel dès 2016 à une époque où le prix du gaz était compétitif. La moitié de la ville de Châtillon est branchée sur le réseau (10000 habitations balnéolaises et châtillonnaises sont concernées) et comme évoqué dans l’article du parisien cité plus haut, la ville de Châtillon cherche activement une solution pour l’ensemble de son territoire. Bagéops voit les demandes et les besoins augmenter fortement avec la crise énergétique et entame même une extension de son réseau. Certaines habitations situées sur notre commune sont raccordées à Bagéops vu la proximité avec le réseau. ( pour plus d’information sur les économies et la décarbonation vous pouvez consulter le site www.bageops.fr )

Mars 2025

Le Conseil Municipal approuve la signature d’une convention relative à l’occupation temporaire de la Société Publique Locale Géosud92 sur la Ville de Fontenay-aux-Roses pour la création, la gestion et l’exploitation d’un réseau de géothermie

A l’occasion de cette délibération un curieux débat s’est installé dans le paysage politique fontenaisien débat qui mélange plusieurs problématiques. D’un côté depuis 2021 un travail est fait sur la rénovation complète du stade du Panorama incluant le repositionnement des terrains. Cette rénovation répond aux besoins sportifs vu la vétusté des installations, le terrain synthétique actuel pour la pratique de football n’échappe pas malheureusement à cette réalité. La rénovation d’un stade reste une opération complexe surtout qu’en l’espèce, plusieurs acteurs institutionnels sont concernés (situation connue depuis des années). On peut toujours faire mieux en coordination mais prétendre que cela et facile est en soi une facilité et quant à imaginer qu’un désordre est limite voulu, cela relève du complotisme de base. A vrai vire tous les sujets avancent parallèlement à des vitesses différentes et il faut faire vivre ensemble tous les changements. Comme cela est souvent évoqué dans les travaux de démocratie participative, le changement fait toujours peur, il faut donc l’accompagner et c’est cela que j’ai répété en commission municipale ( passage oublié dans une référence à mes propos en commission dans la question écrite de Madame LE FUR) « si tout le monde reste maximaliste et immobile sur ces positions aucun projet n’est possible »

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  • Concernant le projet de géothermie :

L’implantation du site a été revue par Géosud92 pour justement libérer un demi-terrain synthétique et permettre le maintien des entrainements. Avant cet ajustement, en phase travaux le chantier occupait 2/3 dudit terrain. La moitié du terrain synthétique reste disponible pendant toute la durée des travaux.

Pendant les travaux, l’emprise du projet de géothermie est de 5500m2 les autres emplacements cités occasionnellement sont d’une surface trop faible pour convenir à ce projet (anciens tennis 4400m2, anciennes tribunes 2380m2, terrain entre la piste et le terrain de basket 2910m2).

Il faut également disposer d’un accès dédié sécurisé dont l’activité devra être totalement isolée du fonctionnement du reste du stade.

L’implantation retenue telle étudiée dans l’étude de faisabilité et validée dans le cadre du permis minier permet de faire face à tous les impératifs et besoins techniques et géotechniques)

Le déplacement de l’emprise du projet à l’opposé du site nécessiterait une nouvelle étude, et remet en cause l’AR-DAOTM (Permis Minier). Cela reporterait le projet la mise en service d’au moins 2 ans et pénaliserait l’équilibre économique (donc impact sur les tarifs). Cela reporterait également l’instruction du dossier par les organismes financeur.

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  • Concernant les entrainements de l’ASF foot et des compétitions sportives

QU’EST-CE QUI EST PRÉVU ?

Tous les créneaux d’entraînement de l’ASF sur les équipements municipaux sont maintenus pour la saison 2025-2026, et le planning global est même renforcé.

Le planning de l’ASF Foot sur les équipements municipaux passe de 74,5h hebdomadaires en 2025-2026 contre 68h hebdomadaires en 2024-2025, soit une augmentation de 6,5h.

La moitié du terrain synthétique du Panorama restera accessible pendant les travaux, permettant notamment de maintenir des entraînements sur site.

Une partie des entraînements sera déplacée sur le terrain synthétique de la Coulé verte, jusqu’ici réservé aux écoles. Dans ce cadre, les vestiaires, sanitaires et zones de stockage fu Gymnase du Parc, situés à proximité immédiate, seront mis à la disposition de la section foot pendant ses créneaux réservés.

Les matchs officiels se tiendront, chaque week-end, sur le terrain d’honneur en herbe, actuellement en rénovation complète :

Les travaux ont été lancés en juin2025 et seront achevés avant la rentrée de septembre.

Une nouvelle pelouse est posée. Afin d’assurer la tenue, chaque week-end, des matchs dans les meilleures conditions, elle sera tondue, chaque week-end et son marquage sera refait toutes les deux semaines.

L’utilisation de ce terrain sera réservée à l’ASF. Le gardien du stade sera chargé d’assurer cette réservation exclusive.

Afin de palier à toute éventualité, notamment météorologique, la Ville de Fontenay-aux-Roses a signé une convention avec la Ville de Bourg-la-Reine. Grâce à cette convention, la Ville de Bourg-la-Reine mettra à disposition, chaque semaine, ses terrains synthétiques homologués, à raison pour 8h hebdomadaires, pour y accueillir, si besoin, les matchs des équipes seniors et vétérans.

Enfin, si nécessaire, un transport communal des joueurs en direction de Bourg-la-Reine pourra être étudié à la demande du club.

UNE PERSPECTIVE : DES INSTALLATIONS MODERNISÉES

Grâce à la rénovation du Stade du Panorama, qui sera menée par le Territoire Vallée Sud – Grand Paris, le terrain d’honneur en herbe sera transformé, au terme de la période transitoire du forage, en terrain synthétique flambant neuf, construit sur dalle pour un maximum de solidité et de durabilité.

Ainsi, à l’horizon 2027, les surfaces et les conditions de pratique du football à Fontenay seront bien meilleures qu’aujourd’hui.

Juin 2025

Le conseil syndical du SIPPEREC vote l’attribution de la délégation de service à la société publique locale GéoSud92 en vue de la création d’un réseau de chaleur géothermique sur le territoire des communes de Fontenay-aux-Roses, Sceaux et Bourg-la-Reine.

Octobre 2025

Le Conseil d’Administration de l’ ADEME réuni le 16 octobre valide l’attribution d’une aide du Fonds Chaleur pour un montant maximum de 25 598 400€. La signature des actes interviendra début 2026 à la suite du vote du budget de l’Etat. De ce fait, les travaux d’installation de la plateforme de forage démarreront courant avril 2026

En conclusion, le projet de géothermie est un projet industriel d’intérêt national au profit de tous les citoyens. Un tel projet mérite rigueur et adhésion ; adhésion fondée sur la primauté de la science, de la responsabilité, de l’intérêt général. Le soutien de plusieurs groupes au sein du Conseil Municipal de notre Ville et une très bonne chose et nous rend optimistes.

Despina BEKIARI

Adjointe au Développement Durable, aux Espaces verts et au Devoir de mémoire

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